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18.10.2007
Les pépés flingueurs
Eh oui, ils ont encore frappé, l'opération "Arcimboldo" est une réussite. C'est toujours une communication bien rodée qui attire nombre de victimes dans le guet-apens.
Le rabatteur aux allures de vigile vous tient, dès l'entrée, un discours équivoque :
"Quand ça me titille, je vais me mettre dans un coin"
Le passage à la caisse en devient moins douloureux.
Mais vous êtes immédiatement pris en main par l'équipe "audioguide" :
- Prenez un audioguide !
- Non, merci.
- Mais il n'y a quasiment pas d'explications à l'intérieur.
- Et vous trouvez ça normal ? Pour onze euros d'entrée ajouter quatre euros cinquante d'audioguide ?
- Allez les enfants, prenez au moins un audioguide pour quatre, sinon vous ne comprendrez rien.
- Vraiment non, nous ne sommes pas complètement stupides non plus, Arcimboldo, on situe.
Au milieu de la foule, on cherche désespérément les oeuvres qui doivent en faire l'exposition du siècle. On n'y voit rien d'autre qu'une mauvaise visite du Kunsthistorisches de Vienne, la muséographie et la recherche scientifique en moins.
La BNF s'est dévouée, prêtant quelques livres pour boucher les trous de salles pourtant loin d'être gigantesques.
Reste le public des maisons de retraite du XVIè arrondissement pour se divertir :
"Elle a un petit mouvement de la bouche qui est très mignon" peut-on entendre devant le portrait d'une archiduchesse prognathe.
Exposition Arcimboldo
Musée du Luxembourg
Jusqu'au 13 janvier 2008
11 euros l'entrée (9 euros tarif réduit)
4, 50 euros l'audioguide.
21:30 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Arcimboldo, arnaque, sénat
11.10.2007
Dada au théâtre privé
Vitrac au théâtre Antoine en 2007, de quoi être rebuté au premier abord.
Un doute s'installe : serait-il possible que le théâtre Antoine ait décidé de renouer avec sa glorieuse époque ?
L'affiche nous prévient d'emblée, ce ne sera qu'une parenthèse : "100 représentations exceptionnelles".
Victor ou les enfants au pouvoir est LA pièce de Vitrac, celle que l'on représente presqu'exclusivement. Dada, d'autre part, restera bien contenu entre Alain Sachs à la mise en scène et Lorant Deutsch en tête d'affiche.
Il n'empêche, les grands théâtres privés semblaient totalement perdus pour de telles audaces tant ils se complaisaient dans le pur divertissement redoublé de noms vendeurs.
Si la mise en scène n'a rien de dépaysant pour les habitués _ elle s'inscrit dans la continuité du Fil à la patte d'Alain Sachs la saison dernière _ elle ne dessert néanmoins en rien le texte qui s'accommode relativement bien des affinités avec Feydeau.
On passe donc un bon moment, mais surtout, et cela devenait rare, c'est le théâtre, et non l'un de ses avatars sans saveur, qui prend place sur le plateau.
01:18 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vitrac, Lorant Deutsch
05.10.2007
Que sont les dames patronnesses devenues
Aux inaugurations du Louvre, devant quelques peintures de Behzad, elles pérorent:
" _ Ils ont tout de même une riche collection au musée Guimet.
_ Oui, vous avez raison. C'est un musée remarquable !
_ Mais cette gratuité...
_ Oh oui ! Où tout cela va-t-il nous mener ? Je me demande bien ce que cela peut donner."

11:15 Publié dans Fatum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Louvre, philosophie



