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31.12.2007

Dolet, humaniste anarchiste

Etienne Dolet ! Mais si, vous le connaissez, on ne parle que de lui au Quartier latin. 

Vous ne fréquentez pas le Quartier latin. C'est un tort. 

Pourtant, ce nom ne vous est pas inconnu. Est-il candidat aux municipales ? Non, pas vraiment bien qu'il s'invite régulièrement dans le débat. Souvenez-vous, c'est un nom que vous avez lu quelque part. Vous l'avez lu dans Nadja. Breton y évoque la statue d'Etienne Dolet sur la place Maubert. Cette statue, aujourd'hui disparue, n'en alimente pas moins la polémique.

Mais qui était-il ce Dolet ? Dolet était d'abord un imprimeur humaniste, ami de Rabelais, mais il était aussi et surtout, un homme à forte personnalité, volontiers provocateur qui, après y avoir plusieurs fois échappé de justesse, finit brûlé sur un bûcher de la place Maubert en 1546. 

Depuis lors, Dolet a été promu au rang de grande figure anarchiste et sa statue, élevée en 1889, devint un lieu privilégié des rassemblements libertaires jusqu'à sa disparition pendant l'Occupation. Le socle lui avait survécu un temps mais a été également retiré, réveillant ainsi les animosités.  

 

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Les travaux récents sur Dolet sont rares et il est bien difficile de savoir qui il était vraiment tant il a suscité de témoignages contradictoires. Incontestablement brillant, il en était conscient et n'était pas avare de critiques quand bien même elles concernaient les autorités les mieux établies. Cela ne l'empêchait pas de bénéficier de la protection des puissants et, en premier lieu, de celle de François Ier. 
 
Cependant, ses nombreux ennemis s'acharnent contre lui, exhument des livres interdits sortis de son imprimerie, et c'est finalement pour hérésie que Dolet est condamné.

18.12.2007

Hibernation

Vialation hiberne mais ne meurt pas pour les besoins d'une actualité bien chargée en janvier qu'il faut préparer dès aujourd'hui.

 
Au programme : la sortie de De la vie des marionnettistes aux Editions du Retour. C'est un roman sur Isabelle de Bourbon-Parme, sorte d'anti-Marie-Antoinette. Une note est à venir prochainement. 

Début des visites-guidées chez Buridan, la librairie vient d'ouvrir au 12 rue Saint Julien le Pauvre, 75005 Paris.

Et enfin, reprise de La Tour, prends garde ! au théâtre des Deux Rêves. 

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 Je me contenterai donc de vous recommander une adresse.

Nombreux sont les amateurs du restaurant Guillaume, 32 rue de Picardie dans le 3ème arrondissement de Paris. Ce lieu, ouvert il y a trois ans par le gendre de Yann Arthus-Bertrand, est devenu l'une des adresses les plus branchées du Marais. Le restaurant accueille régulièrement des expos photos et sert une cuisine innovante dans une structure signée Eiffel. Le succès est tel qu'il est souvent difficile d'y trouver une place sans réservation. Que faire alors ? Vous faites déjà grise mine à l'idée du Bistro Romain qui vous tend les bras. Votre cas, cependant, est loin d'être désespéré. Il vous suffira de remonter la rue Dupetit-Thouars sur quelques mètres avant d'emprunter sur votre droite la rue Dupuis. Et là, au 1 rue Dupuis, se trouve salut. 

Le Bistrot Gourmand est l'une des ces adresses devenues trop rares dans le Marais. Le lieu est spacieux et lumineux, l'ambiance 1900 est teintée d'un zeste de kitsch fuschia, juste ce qu'il en faut. Mais surtout, on vous y accueillera toujours avec le sourire, on vous mettra immédiatement à l'aise. Les prix sont très raisonnables pour une cuisine traditionnelle, faite maison et de qualité. Ce qui ne gâche rien : ce coin du quartier du Temple est l'un des plus agréables, et celui qui, avec ses ruelles et placettes, retrace le mieux ce à quoi à pu ressembler l'ancien enclos.

Bref, un bistrot qui ne vas pas tarder à devenir mon QG.

 

Le Bistrot Gourmand

1 rue Dupuis

75003 PARIS

01 42 74 64 95 

Métro : Temple ou République

Ouvert du lundi au samedi de  11h à 23h

 

04.12.2007

Ritournelle dominicale

Ils aiment le vélib et Bertrand Cantat, ils aiment s'asseoir sur le trottoir autour d'une guitare et d'un clavier.

Il y avait Le Jour du Seigneur et il y a maintenant La Chanson du dimanche

Renouant avec la tradition des chansonniers des rues, Alexandre Marchand et Olivier Castagnetti ont peu à peu fait leur trou sur la toile abordant tantôt les grèves (Petit cheminot), Rachida Dati (Nicolas et Rachida) ou encore le pouvoir d'achat (Super pouvoir d'achat). 

 

 
Ce qui fait leur succès : une bonne dose d'humour, des mélodies entraînantes, quelques gimmicks et surtout une grande part d'improvisation.  
 
http://www.myspace.com/lachansondudimanche

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