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29.02.2008
Blonde comme...
Elle est de retour ! Elle repointe le bout de son nez ! Et cette fois-ci, elle s'invite au Grand Palais. Qui donc ? Mais Marie-Antoinette bien sûr ! Ca faisait longtemps...
A cette occasion, Télérama lui consacre un hors-série qui vaut le détour. On pourra passer rapidement sur le résumé de l'éternelle Evelyne Lever pour s'arrêter un peu plus longuement sur l'entretien qu'a accordé Mona Ozouf, extrait :
"un personnage anticipateur, par conséquent "moderne" avant la lettre. Mais il me semble qu'on frôle ici le contresens. Car Marie-Antoinette n'a rien renié pour autant des privilèges de l'Ancien Régime ; depuis les débuts de la Révolution, elle tient pour la ligne dure."
L'article d'Antoine Lilti, auteur de l'excellent Le Monde des salons, est à la hauteur des productions que nous lui connaissons habituellement et s'inspire beaucoup de Sénac de Meilhan, ce qui ne gâte rien. Notons également l'article de Frédéric Dassas, conservateur au musée du Louvre, qui dresse enfin un bilan nuancé de la véritable influence de la Reine sur les arts décoratifs de son temps.
Mais le véritable bonus, c'est à la fin du numéro qu'on le trouvera avec une présentation des fans de Marie-Antoinette, ceux-là même que Vialation avait déjà épinglés ici et encore là. Vous y découvrirez des déclarations aussi désopilantes que : "A 19h30, cela fera 252 ans, un mois et deux jours que Sa Majesté est née", "Toutes les femmes s'habillaient comme la reine. Elle a démocratisé la mode !" ou encore : "Si elle faisait 1,63 m, alors la moyenne de sa taille et celle du roi (1,93m), c'est 1,78m, soit ma taille !". Un vrai festival !
14:40 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marie-Antoinette, Grand Palais, Versailles, Bordeaux
24.02.2008
Les sectes sont un non-problème
16:20 Publié dans Fatum | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : UMP, municipales, sectes, scientologie, Weill-Raynal, 3ème arrondissement, Paris
20.02.2008
Modem Art Spirit
Votre principal trait de caractère : la vivacité.
Votre qualité préférée chez un homme : l’audace, la sensibilité, l’esprit.
Votre qualité préférée chez une femme : l’intelligence, la volonté, l’originalité.
Votre principal défaut : l’insolence.
Votre principale qualité : la vision (produire de la vision).
Votre occupation préférée : créer, imaginer des solutions aux problèmes complexes du monde contemporain et les réaliser.
Votre rêve de bonheur : le bonheur n’est pas un rêve, il consiste à construire sa propre histoire avec liberté, intelligence et fantaisie, quelque soit son origine ou ses moyens.
Ce qui serait votre plus grand malheur : perdre la vue.
Ce que vous voudriez être : Raphaële Bidault-Waddington.(!)
Votre cinéaste favori : David Lynch.
Votre héros de fiction favori : Arsène Lupin.
Votre auteur favori : Camille de Toledo.
Votre chanteur favori : Philippe Katerine.
Le don que vous aimeriez avoir : chanter et composer la musique.
Comment aimeriez-vous mourir ? Sans m’en apercevoir.
Les fautes qui vous inspirent le plus d’indulgence : l’exubérance, dépasser les limites autorisées.
Votre devise : liberté, sincérité, festivité.
Votre journal préféré : Le Monde.
00:45 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Modem, Tuileries, Raphaële Bidault-Waddington
18.02.2008
Sacré coeur
11:45 Publié dans Absurde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Saint-Valentin, Léopold Hedengren, Myriam Desvergnes, Angélique et Léopold
15.02.2008
Granatsplitter
Une érection de pâte plongée dans du rhum et recouverte de chocolat noir. "Granatsplitter" : le fantasme de mon enfance était enfin baptisé à Trève, non pas dans la basilique de Constantin mais en lettres noires sur fond jaune dans la vitrine d'un petit pâtissier, perdu dans une rue quelconque.
Longtemps, le Granatsplitter avait rusé. Il s'était présenté de façon anodine entre une rangée de patates en pâte d'amande et une autre de mille-feuilles. Il portait alors un nom d'emprunt : "rocher", autrement dit il était le Monsieur Dupont de la pâtisserie. Quelle importance ! En ce temps-là, il était unique dans la devanture du pâtissier de cette insignifiante cité minière française. Monsieur n'aurait pas dû passer la frontière, il était allemand, mais ça n'était pas si loin et il aimait l'aventure. Il n'aurait pas dû passer la frontière ; il m'a coûté bien des indigestions. C'est que, comme ses compagnons d'outre-Rhin, il n'est pas très fin.
Il m'a séduite quand j'étais haute comme trois pommes, quand j'étais un estomac sur pattes. Je me disais que je l'oublierais, qu'il ne serait jamais assez fort pour rivaliser avec la répulsion que m'inspirait l'insignifiante cité minière. Dès que j'y revenais cependant, même quand je revenais de l'autre bout du monde, c'est de Monsieur Rocher que je m'empressais de prendre des nouvelles. "La pâtisserie est-elle ouverte ?" "Les rochers ont-ils l'air frais ?" Alors, pour se venger, parce que j'avais osé l'abandonner, il me jouait des tours : tout le rhum s'était évaporé, ne laissant qu'une pâte lourde et sèche sous le chocolat. Et puis, un jour, par mesure d'économie, la pâtissière décida de le recouvrir de chocolat au lait. C'est ce qui accéléra la rupture. Monsieur Rocher ne vint jamais à Paris qu'en train corail, tout était déjà fini entre nous quand on inaugura le TGV Est.
J'appris doucement à me passer de lui ; j'y repensais parfois nostalgiquement : je retraçais les sensations qu'il avait provoquées sur ma langue, je me consolais avec ses compatriotes, le massepain et le pain d'épices. J'avais cru le croiser de temps en temps, ce n'était que de pauvres ersatz. Je parcourus l'Allemagne en vain : il semblait oublié et je ne connaissais toujours pas son véritable nom. Et puis, à Trèves enfin, il était là ! Je ne voulais pas y croire, c'était un mirage, un ersatz encore ! Toute une rangée se dressait, triomphante, à deux pas de la maison de Karl Marx.
"Granatsplitter". Plus de vingt ans après le début de notre histoire, le rocher avait un nom.
23:15 Publié dans Absurde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Trèves, gâteaux, patisserie






