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27.03.2008
Dans le miroir des Bonnes
12:45 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les Bonnes, Genet, Henry-Anne Eustache
26.03.2008
Carlo Marochetti, l'esprit de la gentry
19:10 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Carlo Marochetti, Louis-Philippe, sculpteurs et politique
25.03.2008
Le baron François-Joseph Bosio, sculpteur officiel
00:00 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Bosio, sculpteurs et politique, Restauration, Louis XVI, Henri IV
24.03.2008
Félicie de Fauveau, l'exaltée de la Restauration
Ne serait le costume, ce pourrait être le portrait d'un jeune homme, un dandy un peu fou, l'air bravache. Or, c'est bien le portrait d'une femme qu'a peint Ary Scheffer : Félicie de Fauveau en amazone ; une ambiguïté d'emblée séduisante.
Félicie est florentine, du moins, elle est née à Florence en 1799, de parents bretons. Elle y reste peu, son père est ruiné, c'est le retour en France.
Félicie a déjà du caractère, elle ne se laisse rien imposer si bien qu'elle est successivement renvoyée de toutes les pensions où elle est inscrite.
Elle est entière, mais comme Emma Bovary, sa tête est pleine de Moyen Age et de romans de Walter Scott.
Portrait par Ary Scheffer, Musée du Louvre
Quand Félicie arrive en France, c'est la Restauration. Elle découvre la cour avec sa mère, dans les années 1820. Elle perçoit, chez la duchesse de Berry, un goût de l'aventure analogue au sien. On la remarque, on ne peut pas la manquer. C'est décidé, elle sera artiste, elle veut sculpter. Elle entraîne dans sa nouvelle passion le jeune peintre Delaroche qui s'y consacrera un temps.
En 1830, elle maudit l'usurpateur d'Orléans, elle ne peut nier cependant qu'elle lui doit tout ; sans lui, pas de véritable début de l'aventure. Délaissant le ciseau, elle prend le maquis et s'enfonce en Vendée où elle rejoint la comtesse de La Rochejaquelein. On dit qu'un jeune républicain, à qui elle avait tourné la tête, la suivit dans sa folle escapade. Il espérait ainsi la convaincre de l'épouser. Mais pas question de se marier pour Félicie, plutôt mourir. Et puis, à quoi bon ce jeune gringalet quand Madame de la Rochejaquelein est si proche. Ensemble, costumées en hommes, elles passent les nuits à la belle étoile, se blottissent l'une contre l'autre pour se cacher dans un four, elles se donnent le frisson et sont finalement prises. Félicie en sera bonne pour sept mois de prison. Faute de mieux, elle retourne à la sculpture mais ne renonce pas, elle ne renonce jamais et fulmine contre Delaroche et Ary Scheffer qui se sont ralliés à l'usurpateur. Elle n'est pas, elle, de ces artistes opportunistes.
A peine sortie, elle repart sur les routes pour rejoindre la duchesse de Berry dans le bocage vendéen.
Dague par Félicie de Fauveau, Musée du Louvre
La récidive lui coûte cher au moment de l'échec : pour échapper à la police de Louis-Philippe, elle doit passer en Belgique avant de retrouver Florence.
Faute d'insurrection, c'est par la sculpture qu'elle exprime sa rage. Elle aime présenter le groupe qu'elle vient d'achever, Judith montrant au peuple la tête d'Holopherne, comme une allégorie de la duchesse de Berry et de Louis-Philippe.
Quand elle meurt à Florence à quatre-vingt-sept ans, Félicie a été une artiste dilettante mais elle est restée fidèle à elle-même. Dans ce siècle romanesque, elle s'est donnée la peine d'être une véritable héroïne.
Félicie nous servira de point de départ pour un parcours autour des sculpteurs et de la politique au XIXème siècle.
10:05 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Félicie de Fauveau, sculpteurs et politique
18.03.2008
Libertinage olfactif
11:23 Publié dans Dandysme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Parfums, Etat libre d'Orange
17.03.2008
Lectures de demain
C'est en direct du Salon du Livre que je livrerai mon analyse du résultat des municipales à Blog-Trotter, et aux autres aussi, s'ils le veulent bien. Un nouvel espace est en effet consacré aux "lectures de demain" et particulièrement aux blogueurs qui sont invités à exercer leur activité virtuelle sur le Salon. Journée professionnelle oblige, on peut, pour une fois, se promener dans le allées sans être bousculé à tout moment. Enfin, faut-il encore être parvenu à y entrer. La polémique autour de la mise à l'honneur d'Israël, l'alerte à la bombe d'hier, tout contribue à mettre les agents de sécurité à rude épreuve.
Mais revenons donc aux municipales et à cette semaine qui a vu, la fatigue s'accumulant, la déception gagner les rangs du Modem. Oui, le Modem a pris un risque à Paris, et oui, ce risque il le paie cher même si Marielle de sarnez a réussi à sauver l'honneur en conservant son siège au Conseil de Paris. Cependant, si l'on y pense bien, les dégâts sont moindre. Le Modem, que l'on considère trop souvent comme une simple continuité de l'UDF, est en fait un mouvement très jeune qui aurait tort de ne pas prendre ces risques tant qu'il peut se le permettre. Je serais la première à lui reprocher trop de frilosité. D'autre part, il ne faut pas oublier que cette fraîcheur nous a obligés à mener campagne dans la précipitation, juste après la Congrès fondateur de Villepinte en décembre 2007 et après une nouvelle vague de défection. Les professions de foi officielles auront été les premières à souffrir de la précipitation et à nous porter préjudice. Il y aura certes des leçons à en tirer mais il ne faudrait pas pour autant omettre les points positifs qui se sont dégagés. Le principal d'entre eux étant le score des candidats Modem qui se sont maintenus à Paris, score sensiblement semblable à celui du premier tour. Voilà qui prouve bien que, malgré les maladresses de la jeunesse, l'électorat Modem n'est pas aussi volage qu'on veut bien le dire et constitue au contraire une base solide. Nous n'oublierons pas de noter non plus que le score moyen du Modem au premier tour, dans les villes où il présentait des listes autonomes, avoisine les 16%.
On ne s'étonnera pas que les militants PS nous fassent porter le chapeau de la réélection de Jean Tiberi quand bien même il n'eût suffit que d'un geste de Bertrand Delanoë pour l'éviter et peut-être même pour emporter le 15ème arrondissement. Nous ne nous inquièterons pas, d'autre part, de l'appel désespéré d'Hervé Morin pour gagner au Nouveau Centre les adhérents Modem. On pourra déplorer en revanche, et puisqu'il est question de blog ici, que Quitterie Delmas, notre blogueuse médiatique, s'évertue encore dans Le Parisien à vouloir la peau de Marielle de Sarnez. N'en déplaise donc à Quitterie, Vialation s'engage, quand il le faudra, à être une poche de résistance à ces tentatives de sape réitérées.
Les prochaines échéances sont les Européennes de juin 2009 et il n'est pas trop tôt pour s'y préparer, pour mobiliser autour des questions européennes, ce que fait très régulièrement le blog Relatio, et surtout, pour évoquer l'épineuse question du Traité simplifié de Lisbonne.
Cependant, Vialation referme pour l'instant la parenthèse orange et retourne à la culture.
15:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : salon du Livre, Modem, Quitterie Delmas
10.03.2008
Bilan orange
Comme le suggérait Christian Horn, on pourrait la faire en happening cette deuxième semaine de campagne qui n'existera pas sans cela. Pierre Aidenbaum a été réélu au premier tour et la liste PS obtient ainsi douze conseillers sur treize sièges.
On pourrait continuer à promouvoir Raphaële Bidault-Waddington à la sortie des bouches de métro, à distribuer des tracts au marché des Enfants Rouges _ au moins on serait seuls pour une fois _ et les habitants du 3ème pourraient admirer une magnifique liste de fêlés. L'enjeu était moindre, le Modem nous a laissé une grande marge de manoeuvres. Et c'est pour cela, sans doute, que j'en tire un bilan positif : pas de militantisme bête et méchant, pas de renoncement à l'esprit critique, une coopération constructive entre tous malgré des caractères parfois opposés. En bref, un véritable esprit de troupe dont la troupe de Clio Artiste pourrait s'inspirer.
Certes, cette réussite aura demandé un peu de fermeté au départ et aura conduit à une scission avec le "canal historique" : cinq à six militants qui, dans la mouvance de Quitterie Delmas, ne cessent de ruminer le couplet du manque de démocratie interne. Leur ancienneté, pensaient-ils, devait leur permettre d'avoir un mot déterminant à dire sur le choix de la tête de liste. Je préfère de loin l'efficacité à cette pseudo "démocratie interne". Et quoique le résultat fût peu payant en raison du vote prévisible et massif en faveur de la liste PS, efficacité il y eut puisque le Modem a réalisé dans le 3ème, avec 9,3% des suffrages, l'un des meilleurs scores de Paris. Il talonne ainsi les Verts, à 10,3% ; un effondrement après leurs 22% des précédentes municipales.
Par conséquent, tout cela est plutôt encourageant pour ce Modem Art Spirit dont les fantaisies faisaient sourire les vieux loups de la politique. La politique autrement a ses adeptes, c'est confirmé.
Il était temps, cependant, que la campagne s'arrête : le conformisme guettait. C'est en tout cas ce que l'on peut en déduire quand la tête de liste ne peut plus parler sans commencer ses phrases par : "Parce que dans son projet, Marielle de Sarnez..."
14:40 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Modem, Raphaële Bidault-Waddington, Paris 3, municipales
02.03.2008
LE concert de Théodore
01:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Théodore Bancou, Patrice Mercier, Action Discrète, Tim Burton













