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20.04.2008

Quittez Sarkozy, trouvez...

Quand vient la fin d'un projet, ce sont encore les voyages qui sont les plus efficaces pour éviter le post-partum. Alors, Vialation s'endort en avril. Chaque note écrite donne des envies de départ : la conjonction de Carlo Marochetti et d'une opportune promotion de la SNCF m'a conduit à Turin en plein week-end électoral. Quittez Sarkozy, trouvez Berlusconi.
 
Pour le trouver, on le trouvait. Il était même impossible de le manquer, il suffisait de suivre les camions. Son nouveau parti, "Il Popolo della Liberta", avait envahi la place du Palais royal. Au programme : variété italienne, écran géant, baraque à frites et un clip de campagne que je vous laisse savourer. 
 
 
A Turin, cependant, l'enthousiasme n'était pas au rendez-vous. Au plus pouvait-on compter cent cinquante badauds pour applaudir les chanteurs.

Quelques mètres plus bas, même scène mais autre ambiance. La variété a laissé place aux discours et la foule est plus nombreuse sur la Piazza San Carlo. C'est la gauche qui tient compagnie à la statue d'Emmanuel-Philibert.
 
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Dans le café Torino, les militants et sympathisants se pressent au comptoir pour avaler un expresso avant de retourner sur la place. 
 
Plus bas encore, sur une petite place, c'est cette fois l'extrême-droite de la Destra qui s'exprime. Daniela Santanche, la tête de liste, joue la carte glamour pour exiger de rendre "l'Italie aux Italiens". 
 
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 Daniela Santanche
 
Pas trace des autres partis dans nos pérégrinations. Il aura bien été possible de trouver le local de campagne de l'Unione di Centro mais rien vu pour le centre-gauche de Veltroni. Pas d'autre Emmanuel-Philibert non plus que celui de Marochetti : l'héritier des Savoie et son nouveau parti "Valori e Futuro" étaient aux abonnés absents. Si même le fief historique de Turin ne le soutient pas, le chemin risque d'être long pour lui...