31.08.2008
Sur la route de Cherbourg (3)
13:45 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : louis xvi, harcourt, caen, sainte-croix
19.08.2008
Semmelweis, le 24 août
Pendant l'été, France Inter rediffuse un certain nombre de pièces radiophoniques d'Au fil de l'histoire. Pour ceux qui l'auraient manqué, ce sera au tour de la pièce de Caroline de Kergariou, Semmelweis ou les médecins aux mains sales, ce dimanche à 13h30.
Semmelweis était un médecin hongrois, précurseur de l'hygiénisme qui a conquis l'Europe à la fin du XIXème siècle. Rien de révolutionnaire en soi, Semmelweis a découvert l'importance pour un médecin de se laver régulièrement les mains, et pourtant il lui aura fallu lutter longuement pour imposer ce simple geste qui a permis à la mortalité en couche de régresser.
Et pour poursuivre dans l'hygiénisme, vous pourrez vous rendre aux Buttes-Chaumont ce même dimanche à 14h30 (rendez-vous à l'entrée du parc, place Armand-Carrel) pour une visite qui vous retracera la création du parc dans le Paris d'Haussmann.
Visite organisée par la librairie Buridan (tarif : 10 euros).
10:10 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Semmelweis, Buttes-Chaumont
Sur la route de Cherbourg (2)
09:43 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Louis XVI, Condé-sur-Iton, L'Aigle, Ségur
18.08.2008
Sur la route de Cherbourg
10:30 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Louis XVI, Houdan, Anet
15.08.2008
Absences autrichiennes
On ne sait si c'est l'air de la montagne ou quelqu'autre cause mais il semble bien que les Autrichiens soient sujets à de longues crises d'amnésie collective, comme celle relative à un certain Adolf H. Au reste, c'est une maladie qui se rencontre aussi dans d'autres contrées mais la durée est généralement moins longue.
Ainsi, nous saurons gré à Madame Ursula Plassnik, ministre autrichienne chargée des affaires étrangères, d'avoir permis à son peuple de retrouver la mémoire. Jusqu'au 17 juillet dernier en effet, quand on disait "Marie-Antoinette" en Autriche, on vous regardait avec des grands yeux interrogateurs : "Qui ça ?". La question était un peu formelle, elle remontait à un temps, le début du XIXème siècle, où il avait été bienséant d'oublier certaines choses. On répondait "Qui ça ?" comme on savait qu'il était inconvenant de cracher par terre. On se souvenait vaguement que jadis on avait vendu de l'archiduchesse à tire larigot. Le produit avait rencontré un tel succès qu'il avait fallu augmenter la cadence quitte à en envoyer qui ne fussent pas tout à fait terminées. Le marchand ayant une réputation de qualité, il était probable que personne ne noterait ces petits vices de fabrication. Et puis, même s'ils s'en rendaient compte, l'Autriche n'avait nullement l'intention d'assurer le service après-vente. De Naples, de Parme, on reçut bien quelques plaintes mais on n'y accordait pas beaucoup d'importance. En revanche, le cas de Versailles s'avérait bien plus sérieux et incontrôlable. Les Autrichiens observaient leur oeuvre impuissants, multipliant en vain les avertissements, la voyant courir à sa perte et risquer surtout d'entraîner une réaction en chaîne qu'ils finiraient bien par payer également. Quelle autre solution alors que de fermer les yeux et espérer bien fort que le produit versaillais serait bientôt relégué au vide-ordures ? Ainsi fut-il, quoiqu'un peu tard : le mal aussi était fait.
Le temps passa, on enterra l'affaire. Le commerce d'archiduchesses reprit. Mieux même, on avait été assez adroit pour récupérer la dot du produit versaillais en lançant une OPA sur sa fille. On se remboursait de ses propres inconséquences.
Cependant, il fallait bien un jour tirer les choses au clair. L'Autriche avait enfin trouvé la solution : au lieu de s'excuser pour les vices de fabrication, reprocher à l'acquéreur d'avoir mal appliqué la notice d'utilisation. La pratique est si courante qu'on s'étonne qu'il ait fallu tant de temps pour en arriver là.
Lors d'une conférence de presse à Vienne Ursula Plassnik se réjouit ainsi d'accueillir Bernard Kouchner "même si on a exécuté à Paris une Autrichienne il y a 215 ans." Le stratagème a fonctionné puisque le même Kouchner s'empressa de répondre : "Je regrette pour l'Autrichienne. C'est quand même une vieille rancune et cela s'appelait alors la Révolution française."
Et pendant ce temps, où va l'Europe ?
23:05 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kouchner, Plassnik, Marie-Antoinette
11.08.2008
Dandysme à Granville
Au musée Carnavalet, certaines oeuvres sont manquantes. Un cartel indique un déplacement à l'occasion de l'exposition : Dandysmes, 1808-2008, de Barbey d'Aurevilly à Christian Dior. Un programme alléchant qui méritait bien un petit détour par le musée Christian Dior de Granville.
En fait de musée, il s'agit des Rhumbs, l'ancienne demeure de la famille Dior. Elle domine la mer et se cache, comme il se doit en Normandie, derrière des massifs d'hortensias. L'ensemble ne se visite qu'à l'occasion d'expositions temporaires.
Des panneaux dans les jardins retracent le parcours du grand couturier tandis que des présentoirs à parfums vous permettent d'humer les senteurs concoctées par la maison Dior.
A l'intérieur, les trois niveaux sont consacrés à l'exposition, une petite exposition. Si bien qu'on se rend assez rapidement compte que l'intitulé était trop ambitieux. On retrouvera bien le portrait de Barbey d'Aurevilly par Emile Lévy, celui de Montesquiou par Boldini et quelques colifichets de Barbey provenant du musée de Saint-Sauveur-le-Vicomte, mais les principales pièces sont issues des collections Dior. On pouvait s'en douter mais on aurait alors apprécié un énoncé plus clair. Si vous aimez Dior, vous ne bouderez cependant pas votre plaisir.
On regrettera plus sérieusement une muséographie très brouillonne. Le dandysme devient prétexte et il est souvent difficile de rattacher ce que l'on voit aux cartels, des panneaux explicatifs sont dissimulés par les oeuvres, les citations sont fautives et la syntaxe employée les rend incompréhensibles. Bref, rien ne vous permettra d'aborder le dandysme, ses développements, sa complexité et ce n'est pas le fascicule qu'on vous remettra à l'entrée qui y remédiera puisqu'il ne fait que lister les oeuvres présentées dans chaque pièce et paraît plutôt une excuse pour une muséographie défaillante. Dommage.
Dandysmes, 1808-2008, de Barbey d'Aurevilly à Christian Dior, Musée Christian Dior, villa les Rhumbs, rue d'Estouteville, Granville (50).
Exposition jusqu'au 21 septembre 2008.
20:58 Publié dans Dandysme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Christian Dior, Barbey d'Aurevilly, Montesquiou












