30.09.2008
L'empereur de Loches
14:52 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pierre le grand, loches, chemiakine
21.09.2008
Le patrimoine derrière le rideau
En écho à ma note sur Tarbes, je voulais mentionner cet article de LADEPECHE.fr qui m'a fait sourire :
Patrimoine : le testament de Louis XVI
LaDepeche.fr | 21 Septembre 2008 | 10h34

Le testament de Louis XVI trône dans l'oratoire de la cathédrale de la Sède. Photo Laurent Dard.
« Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir roi, qu'il se doit de songer tout entier au bonheur de ses concitoyens. » Cette formule est extraite du testament de Louis XVI qui trône au-dessus de l'autel de l'oratoire de la cathédrale de la Sède. Longtemps masquée par un rideau, la lourde plaque de marbre, actuellement dévoilée, ne manque pas de surprendre le visiteur égaré en ces journées du patrimoine. Encadré par deux colonnes entrelacées de fleurs de lys, le testament fut offert par le conseil général des Hautes-Pyrénées à l'église en 1816. Il prit sa place à Tarbes en pleine Restauration alors même que Bertrand Barère, l'ancien président de l'assemblée nationale qui a voté la mort du roi, est en plein exil. Les amateurs de patrimoine, qui vont se presser ce matin à la cathédrale de la Sède pour tout savoir du baldaquin surplombant l'autel, feront peut-être un crochet par la petite chapelle (située à droite en entrant) afin de découvrir cette curiosité. Le rideau devrait être très prochainement remplacé par un autre dispositif de protection qui devrait le masquer à nouveau. Ar.P.
21:06 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tarbes, Louis XVI
06.09.2008
Entre Henri IV et soeur sourire
05:55 Publié dans Absurde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Marielle de Sarnez, Modem
05.09.2008
Sur la route de Cherbourg (6)
Suite et fin de l'aventure cherbourgeoise. Si Louis XVI est retourné à Versailles par Le Havre et Rouen, cette étape du voyage nous occupera une autre fois et nous nous contenterons, avant de quitter la Normandie, de retrouver le XVIIIème siècle dans les environs de Cherbourg. Avant l'essor de Cherbourg, c'est en effet Valognes, une vingtaine de kilomètres plus au Sud, qui faisait figure de capitale du Cotentin. C'est à Valognes que débute la carrière politique d'Alexis de Tocqueville et c'est à Valognes que le jeune Barbey d'Aurevilly développe son imaginaire et qu'il situera une partie de ses écrits. Un peu pompeusement, on désignait la ville comme le "Versailles normand" et de nombreux hôtels particuliers témoignent de ce prestigieux passé. Le plus célèbre est l'hôtel de Beaumont, oeuvre de l'architecte normand Raphaël de Lozon qui est mort sur le chantier. Si vous aimez vous rassasier d'architecture tant mieux pour vous car, pour le reste, à Valognes, on mange mal pour cher.
Et pour la nuit ? Je vous propose de continuer votre route jusqu'à Négreville, de vous munir d'un bon plan et de vous rendre au château de Pont-Rilly, l'autre oeuvre connue de Lozon. Le château s'élève tout au bout d'une très longue allée caillouteuse. Il vous faudra rouler au pas pour y parvenir, et vous aurez ainsi tout le temps de détailler le curieux comité d'accueil constitué de poules, d'oies, de moutons, de paons et de bien d'autres choses encore, tout cela s'ébattant librement autour de vous et vous dégageant, d'un pas langoureux, un chemin pour votre voiture.
16:51 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Valognes, Pont-Rilly, Lozon
04.09.2008
Sur la route de Cherbourg (5)
Et si on se fiche totalement du voyage de Louis XVI, on va à Cherbourg quand même ?
Oui, bien sûr, ce ne sont pas les raisons pour se rendre à Cherbourg qui manquent.
On peut aller à Cherbourg pour les palmiers. Je ne suis pas certaine qu'ils aient beaucoup plus d'adeptes que Louis XVI mais quand j'ai évoqué mon projet c'est néanmoins la première chose qu'on m'ait répondu : "Tu vas à Cherbourg ! Bonne idée, ils ont des palmiers magnifiques !" Il est vrai que le Gulf Stream passant par là (cartographié par Benjamin Franklin en 1769 pour rester dans le XVIIIème), les palmiers apprécient et on peut notamment aller visiter le parc du château des Ravalet, associé à la famille de Tocqueville.
On peut aussi aller à Cherbourg parce qu'on est nostalgique des traversées transatlantiques. La Cité de la mer s'est en effet installée dans les locaux art déco de l'ancienne gare transatlantique, celle-là même où le Titanic a embarqué ses derniers passagers. C'est également de la Cité de la mer que partent les excursions vers la grande rade.
Mais ce qui a fait la réputation internationale de Cherbourg, ce ne sont évidemment pas les travaux du port quoiqu'ils se soient poursuivis jusque sous Napoléon III. On ne retient pas Cherbourg comme une ville militaire mais comme la ville acidulée et pluvieuse d'une histoire d'amour sur fond de guerre d'Algérie. Impossible de ne pas avoir en tête quelques mesures de ce classique de Michel Legrand en se promenant du côté de la rue du port.
10:55 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cherbourg, Demy, Rohmer
03.09.2008
Sur la route de Cherbourg (4)
12:55 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : louis xvi, cherbourg, de cessart
02.09.2008
Harcourt, Cherbourg et le dauphin
Un certain nombre de mes visiteurs du jour arrivant par ce lien, qui ne s'intéresse au duc d'Harcourt que pour en médire, j'ai jugé qu'une petite note à son propos pouvait s'avérer utile avant de poursuivre le périple jusqu'à Cherbourg.
François Henri d'Harcourt est donc né en 1726 dans l'une des plus puissantes familles de la noblesse française. Il entama très tôt une brillante carrière militaire et devint maréchal de camp puis, comme nous l'avons vu, gouverneur de Normandie.
Il s'intéresse de très près à l'art des jardins et laissera un Traité de la décoration des dehors, des jardins et des parcs. Dans sa propriété près de Lillebonne, il joue les paysagistes. Harcourt aime aussi les lettres et particulièrement le théâtre. En 1769, il est représenté en personnage de la comédie italienne par Fragonard.
Prenant très à coeur ses fonctions de gouverneur de Normandie, il suivit attentivement les travaux du port de Cherbourg, rencontrant de nombreux ingénieurs et savants pouvant l'éclairer sur le sujet. En effet, ces travaux, d'une ampleur alors inégalée, suscitaient de nombreuses polémiques et le voyage de Louis XVI avait principalement pour but d'apporter son soutien au projet controversé de l'ingénieur Louis-Alexandre de Cessart. Nul doute que Louis XVI aura apprécié le sérieux et les compétences déployés par Harcourt dans cette mission. Harcourt devenait ainsi l'un des hommes les mieux informés du royaume sur ce qui était le grand projet du règne, un projet d'autant plus cher à Louis XVI qu'il touchait à la marine. Les plans présentés dans la thèse de Pascale Mormiche* attestent de l'importance que Louis XVI souhaitait accorder à la marine dans l'éducation du dauphin puisque ce n'est pas moins d'un bâtiment entier qui devait être dédié à une approche pédagogique de cette matière. Seul le manque de fonds a empêché la réalisation de ce "Disneyland" de la marine.
Par conséquent, quoique cette place attirât les convoitises, qui mieux qu'Harcourt pouvait prétendre à l'obtenir ? Il ne s'agissait pas là d'une simple charge purement honorifique comme a semblé le penser le comte de Vaudreuil qui se porta candidat. Outre qu'il ne pouvait revendiquer les mêmes compétences qu'Harcourt, son caractère porté à la violence le disqualifiait pour occuper une quelconque fonction auprès d'un enfant.
Et pourtant, je lis que certains déplorent le choix d'Harcourt. Pourquoi donc ? Parce que l'enfant en question adressait des reproches à sa mère, un trait qu'il partageait d'ailleurs avec sa soeur. Quel rapport, me direz-vous ? Eh bien ce rapport que Marie-Antoinette étant universellement connue pour être une excellente mère, si ses enfants ne l'aiment pas, c'est nécessairement qu'on la calomnie et le coupable, bien sûr, ne peut être qu'Harcourt. La chose est commode, elle évite de se remettre en question. Objectivement pourtant, les raisons ne manquent pas: trop absente, capricieuse, Marie-Antoinette ne comprend pas son fils. Alors qu'il est à l'agonie et qu'il se console à l'idée de voir l'ambassade de Tipou Sahib dont on lui parle tant, sa mère le lui interdit : elle ne veut pas que son fils paraisse en public dans cet état. Il aura fallu la mort de ce premier dauphin en 1789 pour que Marie-Antoinette interroge enfin sa conception de la maternité.
* L'éducation des princes français de Louis XIII à Louis XVI, thèse soutenue en 2005 à l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.
13:30 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : harcourt, louis xvi, marie-antoinette, fragonard











