23.01.2009

Le billet du 23 janvier

Mais pourquoi le 23 ?

- Parce que je n'aime pas être là où l'on m'attend.

- Parce que quand les cons saturent le discours de paroles gelées sur le sujet, mieux vaut ne pas s'ajouter au concert et préférer le silence.

- Parce que Louis XVI et son grand-père me prennent un peu trop de temps cette année pour qu'en plus il faille en trouver pour en parler.

- Et parce que je n'ai même pas trouvé le temps d'être à Washington DC le 20 janvier pour me faire oublier le mauvais souvenir d'y avoir été le 20 janvier 2001.

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Néanmoins, parmi les voix habituelles, plus ou moins bêtes et plus ou moins aigries, l'une d'elles a témoigné d'un léger infléchissement de la légende en ce 21 janvier 2009. En cela, elle ne suit au fond qu'une pente déjà suivie par l'historiographie de Charles Ier. Ainsi, au XVIIIe siècle, Voltaire, parmi d'autres, en faisait une figure libérale, victime de l'obscurantisme puritain. Au demeurant, on y trouvait surtout l'illustration du soutien longtemps exprimé aux Stuarts par les Bourbons.

Aussi, l'infléchissement du 21 janvier relève d'un autre tour de force qui, à mon avis, tient surtout du manque d'inspiration. On aura ainsi vu René Dosière, député socialiste de l'Aisne, ironiser sur la réforme du travail parlementaire, votée dans la nuit du 21 janvier, en rebaptisant le "temps global" des débats "temps guillotine" et en précisant "c'est très symbolique de faire ça ce jour-là", le tout alors que les députés socialistes ont quitté l'hémicycle après avoir entonné la Marseillaise. Au final, ça fait du bruit, ça fait un beau gloubi-boulga de symboles et on n'est pas certain que ce soit efficace.

 

Commentaires

Vers un changement de régime ?

Ecrit par : Syriana | 24.01.2009

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