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<title>Vialation</title>
<description>Tentative d'épuisement d'un lieu du web</description>
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<lastBuildDate>Sat, 07 Nov 2009 00:16:18 +0100</lastBuildDate>
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<title>Le monde vu par les sociologues</title>
<link>http://vialation.blogspirit.com/archive/2009/11/06/le-monde-vu-par-les-sociologues.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Vialation)</author>
<category>Actualités</category>
<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je me demandais comment certaines personnes pouvaient éprouver une haine viscérale pour les sociologues, j'avais du mal à comprendre comment une catégorie de chercheurs pouvait être exposée à une opprobre aussi universelle et finalement, je crois que je viens de saisir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand on restreint son regard sur le monde au seul regard du sociologue, c'est un véritable cauchemar et certaines situations vous mènent à ce cauchemar.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En ce moment, par exemple, ce sont les &quot;conférences citoyennes&quot; qui sont à la mode. Elles se développent un peu partout en Europe et elles gagnent la France. C'est la tendance démocratie participative. On croit qu'on va ressusciter la Grèce antique en tirant au sort un certain nombre de citoyens que l'on va convier à réfléchir sur la vie locale. Le tout sans langue de bois, cela va sans dire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Réfléchir ? voire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On vous promet un débat sans langue de bois mais encore faut-il qu'il y ait débat. Malgré le tirage au sort, le chemin est bien balisé auparavant.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On porte à votre connaissance des réflexions sur le logement, le développement économique, la culture et la démocratie locale menées par deux cercles qui vous ont précédées et l'on vous demande de vous prononcer. Oh non, pas immédiatement ! Il faut d'abord suivre&amp;nbsp; pas à pas les étapes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/01/00/1199533970.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/01/00/669305049.jpg&quot; id=&quot;media-418893&quot; alt=&quot;démocratie.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-418893&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans un premier temps, vous êtes prié, en petits groupes, de formuler des questions relatives aux réflexions qui vous sont soumises. Pour qui les questions ? Pour les élus et acteurs de la vie associative qui les ont formulées mais aussi et surtout pour les experts censés éclairer votre pensée. Ah, les experts, on aime ça aujourd'hui et on ne voit plus qu'eux sur les plateaux télé ! C'est rassurant,&amp;nbsp; un expert, on se dit que quelqu'un est là qui a réponse à tout. Et là, déjà, c'est le premier postulat qui vous dérange. Mais pourquoi a-t-on besoin de ces experts ? Ne sont-ils pas eux-mêmes des citoyens ? Qu'est-ce qui les qualifie en tant qu'experts ? On ne prend même pas la peine de vous les présenter, de vous expliquer pourquoi ils ont été choisis. Ils sont experts, un point c'est tout. Bref, c'est de la démocratie participative tempérée d'arguments d'autorité et l'on vous fait vite comprendre que vous n'êtes pas en train de poser les questions que l'on attend de vous.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il n'empêche que grâce à elles, vous en avez appris un peu plus : les experts choisis sont presque exclusivement des sociologues. Au sein des sciences sociales, ils semblent de plus en plus apparaître non pas comme ceux qui savent poser les bonnes questions, les bonnes problématiques, mais comme ceux qui ont les réponses. Et ça, ça plaît, on se dit que c'est enfin une science humaine dont on n'a pas besoin de s'interroger sur l'utilité. A faire se retourner Pierre Bourdieu et Abdelmayek Sayad dans leurs tombes, le sociologue-expert passe son temps à faire du rangement en mettant les gens dans des cases. Il faut surtout que les contours soient bien nets : dans cette théorie des ensembles sociologique, le chevauchement est accepté à condition qu'il reste l'exception. Au final, ça donne des merveilles de communautarisme, l'individu est réduit à son plus petit dénominateur commun : la communauté que l'on voudra bien lui assigner (origine géographique, religion, orientation sexuelle ou, à défaut, mais on trouve que c'est un peu large, sexe).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une fois la chose bien intégrée, vous êtes fin prêt pour vous prononcer sur les propositions de la commission &quot;vie culturelle&quot;. La culture étant entendue comme &quot;mode de vivre ensemble&quot;, on vous propose la création &quot;d'espaces de rencontre, des lieux de foisonnement&quot; tout en &quot;affichant positivement les différences&quot;. Ben oui, dites donc, il est pas beau le monde ! Chacun dans sa petite communauté et puis de temps en temps, on se donne rendez-vous pour afficher positivement ses différences. Le pied, quoi ! La conversation se finira sur un : &quot;Oui, il faut que les Chinois nous expliquent ce qu'ils sont parce qu'ils n'arrivent pas à s'intégrer.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Remercions donc chaleureusement nos sociologues-experts de nous avoir menés sur le chemin du racisme ordinaire décomplexé. En cette période de débat sur l'identité nationale, ça fait chaud au coeur.&lt;/p&gt;
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<title>Novembre, avenue Daumesnil</title>
<link>http://vialation.blogspirit.com/archive/2009/11/06/novembre-rue-daumesnil.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Vialation)</author>
<category>Shopping</category>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 17:36:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les frimas de novembre et le changement d'horaire sont parvenus à mettre un terme à une activité frénétique et à mon envie de déplacer des montagnes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Que faire dans ce cas ? Pas grand chose, attendre que l'hiver se passe et remonter l'avenue Daumesnil. En effet, ce n'est pas dans le bois de Vincennes tout proche que vous trouverez la maison de sucreries d'Hansel et Gretel mais l'eau ne pourra que vous monter à la bouche en flânant de boutique en boutique.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ca commence par la boulangerie Vandermeersch au 278. On peut rester sobre avec sa baguette Rétrodor ou bien se laisser tenter par le mille-feuille auquel &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; vient d'attribuer le titre de meilleur mille-feuille parisien. Oui, les conseils gastronomiques du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;, c'est sans doute ce qu'il y a de mieux dans le journal.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On peut continuer, sur le trottoir d'en face par le petit traiteur italien qui fait de délicieuses aubergines farcies puis traverser, une fois encore, toujours en remontant, jusqu'à &lt;i&gt;La Réserve des gourmets&lt;/i&gt;, une épicerie fine à se damner et avec un panneau qui vous annonce 10% sur les chocolats en ce moment, on ne peut pas résister. Il faut bien se remonter le moral comme on peut.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/01/00/1355225774.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/01/00/2599738.jpg&quot; id=&quot;media-418835&quot; alt=&quot;va-et-vient.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-418835&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Histoire de ne pas penser qu'à son ventre, on peut faire un détour, juste à côté, par l'église du Saint-Esprit. Si vous en restez à sa façade de briques rouges, impossible de deviner que c'est à Istanbul qu'elle va vous transporter mais une fois poussée la porte : surprise ! C'est très sombre mais quand votre regard se fait à l'obscurité, c'est bien une réplique de Sainte-Sophie en béton peint à fresque que vous découvrez.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ressortez et traversez à nouveau, attirés que vous êtes par la vitrine toute illuminée du traiteur Festins. Les prix peuvent rebuter mais le coup d'oeil ne coûte rien. Continuez à remonter du même côté, vous avez presque atteint la place Félix Eboué mais vous n'êtes pas encore au bout de vos découvertes. De nouveaux gâteaux rivalisent de charme pour vous prendre dans leurs filets au numéro 203. Avec leur glaçage aux reflets dorés et leurs accessoires des grands jours, ils sont tous plus beaux les uns que les autres et ils sont tout aussi bons. Mais ne les mangez pas tout de suite. Réservez-vous un peu de place parce qu'il est grand temps de s'arrêter au bistrot le Va-et-Vient sur la place Félix Eboué. La formule du midi à 13,60 n'a pas que son prix pour atout. On se régale. Le chef se fait plaisir en cuisine, ça se sent et on découvre ses plats du jour originaux comme on ouvre les cases du calendrier de l'Avent. Attention toutefois, le Va-et-Vient, ça devient vite une drogue et, comme pour le calendrier, on voudrait pouvoir ouvrir une case tous les jours.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bref, pour oser remonter l'avenue Daumesnil de la Porte Dorée à la place Félix Eboué, mieux vaut s'être offert auparavant quelques tours du lac Daumesnil en petite foulée.&lt;/p&gt;
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<title>Petit point sur les sectes</title>
<link>http://vialation.blogspirit.com/archive/2009/11/04/un-point-sur-les-sectes.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Vialation)</author>
<category>Actualités</category>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 12:17:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voilà un petit moment que nous n'avions pas abordé le sujet ici mais l'article du C&lt;i&gt;anard enchaîné&lt;/i&gt; de la semaine du 28 octobre : &quot;Les flics antisectes maraboutés par Sarko&quot;, est l'occasion d'y revenir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;S'il convient de ne pas succomber à la paranoïa du complot, on est tout de même en droit de s'en inquiéter quelque peu. L'article a au moins le mérite d'éclairer d'un jour nouveau les tractages inopinés des scientologues pour l'UMP pendant la dernière campagne des municipales. Nous en avions parlé &lt;a href=&quot;http://vialation.blogspirit.com/archive/2008/02/24/les-sectes-sont-un-non-probleme.html&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais outre la scientologie, ce sont les affichettes et les tracts de la Nouvelle Acropole qui continuent de fleurir en ce moment et il est particulièrement intéressant d'analyser les stratégies mises en place par ces mouvements sectaires pour leur communication sur le net. Dans tous les cas, c'est évidemment le brouillage des pistes qui est privilégié mais pas toujours sur le même mode.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ainsi, la Nouvelle Acropole choisit généralement de s'inspirer de la charte graphique de ses adversaires pour mieux les contrer. Elle cherche en effet l'appui d'une caution scientifique virtuelle et crée pour cela des sites singeant le caractère institutionnel des centres de recherche. Sous une apparente neutralité, on n'y trouve que des articles constituant des plaidoyers pro domo. Dans le même ordre d'idée, le mouvement a cherché à phagocyter la page Wikipédia qui lui est consacrée ou bien a ouvertement incité les visiteurs de son site web à faire des dons à l'UNICEF, une manière de redorer son blason à peu de prix.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/00/01/1339123579.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/00/01/1927269395.jpg&quot; id=&quot;media-417972&quot; alt=&quot;eyes1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-417972&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Néanmoins, dans la recherche de respectabilité dans l'association avec des institutions,&amp;nbsp; le cas le plus troublant est sans doute celui du &lt;a href=&quot;http://vialation.blogspirit.com/archive/2008/07/06/un-etrange-think-tank-spirituel.html&quot;&gt;Club de Budapest&lt;/a&gt; que nous avions pointé et qui avait fait débat. Un &lt;a href=&quot;http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/philosophie/d/sciences-sectes-et-religion_210/c3/221/p1/&quot;&gt;article de Patrick Tort&lt;/a&gt; (section : Une université du Nouvel Âge. PS : ne pas prêter attention à sa photo très série B) permet d'aller un peu plus loin en soulignant notamment la manière dont le mouvement change régulièrement de nom (de l'Université Populaire de Paris à l'Université intégrale aujourd'hui) et ses pratiques pour faire croire aux partenariats d'institutions et de grands noms. Mieux encore, la meilleure défense étant l'attaque, le mouvement se propose d'être un rempart contre les sectes. Ainsi, la 3ème journée inaugurale de l'Université intégrale, organisée en janvier 2009, se proposait notamment de réfléchir à &quot;Comment échapper aux différentes formes de dérives sectaires et aux dépendances physiques, psychologiques et spirituelles contemporaines ?&quot;. Une véritable réussite pour la communication web : une rapide recherche sur Google en tapant &quot;Club de Budapest secte&quot; vous renverra inévitablement vers les prétendues ambitions anti-sectes du mouvement. Plus inquiétant, on est également renvoyé vers une page de la &lt;a href=&quot;http://desirdavenir88.blogspot.com/2009/05/le-debat-un-pacte-civique-une.html&quot;&gt;section vosgienne de Désirs d'Avenir&lt;/a&gt;. Manifestement, l'UMP n'est pas seule à entretenir des liens confus avec les sectes et Ségolène Royal, qui joue de malchance avec le web, devrait au moins en profiter pour demander au Club de Budapest de l'aider dans sa communication virtuelle.&lt;/p&gt;
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<title>Lettre ouverte à Monsieur Eric Besson</title>
<link>http://vialation.blogspirit.com/archive/2009/10/29/lettre-ouverte.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Vialation)</author>
<category>Actualités</category>
<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 20:01:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A Monsieur le ministre de l'immigration et de l'identité nationale&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Monsieur le ministre,&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vous félicite grandement d'avoir eu le courage d'ouvrir le débat que tout le monde attendait sans oser le réclamer.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Grâce à vous, nous allons enfin aborder d'importantes questions concernant l'identité nationale. En effet, Monsieur le ministre, depuis quelque temps, je suis profondément troublée et ce plus encore depuis vos récents propos puisqu'il m'apparaît de plus en plus vivement que j'usurpe la nationalité française. Née en France de parents nés en France, j'ai désormais la confirmation que mon identité profonde est incompatible avec l'identité nationale française.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Monsieur le ministre, je suis au regret de vous dire que je n'ai jamais chanté la &lt;i&gt;Marseillaise&lt;/i&gt; parce que dès mon plus jeune âge, ce chant a provoqué chez moi de profonds traumatismes quand on a voulu me forcer à le chanter à l'école primaire. Depuis, comme je me suis toujours refusée à le chanter et que je compte continuer ainsi, j'en ignore la plupart des paroles. Aussi, si je ne sifflais pas si mal, il me serait&amp;nbsp; parfaitement indifférent de le siffler ou non.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D'autre part, Monsieur le ministre, l'épisode de la &lt;i&gt;Marseillaise&lt;/i&gt; ayant eu pour effet d'éveiller chez moi une vocation d'historienne, je dois encore vous dire que je ne me retrouve nullement dans votre conception de l'histoire et que je manque donc là aussi de me sentir pleinement française. Je peine en effet à saisir la continuité qui me relie directement à nos ancêtres les Gaulois et il me semblait qu'il s'agissait là d'une conception désuette me ramenant au Second Empire et à la IIIe République, deux périodes qui, je l'avoue, me séduisent peu.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De ces réflexions m'est venue une petite suggestion que je voulais vous soumettre. Puisqu'il apparaît que je suis vraisemblablement française par erreur et que je ne suis peut-être pas la seule dans ce cas, il pourrait être utile&amp;nbsp; de proposer un contrat d'accueil et d'intégration à l'ensemble de la population résidant en France et non pas seulement aux étrangers désireux d'obtenir la nationalité française. Néanmoins, je crois déjà savoir que mon cas est désespéré puisque je suis un peu trop exigeante pour souscrire &quot;aux valeurs de la République&quot; sous forme de vastes abstractions qui peuvent recouvrir à la fois tout et n'importe quoi et que je trouve ridicule de poser pour une photo avec un buste de Marianne, autre abstraction qui ne m'est rien.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je souscris en revanche à une valeur qui est l'honnêteté mais qui, pour mon malheur, n'est pas inscrite dans la Constitution française et n'est donc pas susceptible de me sauver. Suivant cette valeur, je terminerai donc en vous disant que je suis française sans l'avoir choisi et que je&amp;nbsp; profite néanmoins aujourd'hui de cette situation en ayant une carte de sécurité sociale, en allant voter quelquefois, en n'excluant pas de devenir un jour fonctionnaire même si le nombre de ces derniers ne cesse de baisser. Toutefois, étant encore jeune et redoutant de devoir payer un jour une dette publique qui se creuse toujours plus, je m'interroge sur l'utilité de mettre mon statut plus en conformité avec mon incompatibilité irrémédiable avec l'identité nationale. Or il m'est impossible, dans l'état actuel des choses, d'être démise de ma nationalité française. C'est pourquoi je vous prie, Monsieur le ministre, de m'aider, ainsi que mes compatriotes malheureux qui sont dans le même cas, en réfléchissant à notre situation. Je me risque à cette proposition d'un échange qui permettrait d'offrir la nationalité française, que nous ne méritons pas, à un étranger désireux de l'obtenir et qui, au terme de son contrat d'intégration, correspondra bien mieux que nous à l'identité nationale que vous définirez.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est donc avec grande impatience, Monsieur le ministre, que j'attends les conclusions de votre débat sur l'identité nationale.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Eurydice Vial&lt;/p&gt;
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<title>La saison des caténaires</title>
<link>http://vialation.blogspirit.com/archive/2009/10/25/la-saison-des-catenaires.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Vialation)</author>
<category>Théâtre</category>
<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 11:30:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec le retour de l'automne et surtout le début des vacances, on connaît désormais la chanson : les caténaires tombent sur les voies de chemin de fer. Eh oui, ça y est, l'ultra-gauche is back ! Un petit tour à Poitiers pour justifier Edvige 2, pardon, la création de bases de données et un beau capharnaüm à la gare de l'Est pour la Toussaint. Que de rebondissements ! Avec tout le mal qu'on se donne pour vous distraire avant les régionales, vous auriez quand même mauvaise grâce de vous en tenir à la seule affaire du prince Jean.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bloquée à la gare de l'Est, j'ai donc pris la chose avec philosophie. Après tout, je le sais bien que je joue de malchance quand je me rends au théâtre en province, il n'y a qu'à se souvenir de l'&lt;a href=&quot;http://vialation.blogspirit.com/archive/2009/04/03/otan-pour-moi.html&quot;&gt;OTAN en avril&lt;/a&gt;. Profitant de l'occasion pour observer le ballet des journalistes, je n'ai pas été déçue. Toutes ragaillardies à l'idée d'avoir leur quart d'heure de gloire, les jeunes femmes employées par la SNCF pour informer les voyageurs affichent un large sourire. En fait, ces mêmes voyageurs, elles ne les voient même plus tant elles sont occupées à se précipiter devant la moindre caméra pour annoncer fièrement que : non, décidément, elles savent faire face, elles ont déjà vu bien pire... Parfois, tout de même, un voyageur se fraye un chemin jusqu'à elles. Et non, hélas, ce n'est pas encore pour demander un autographe mais bien pour savoir si l'on sait quelque chose à propos des trains pour Metz. Armez-vous de patience toutefois, avant que vous n'ayez pu finir de formuler votre question, la journaliste vous aura interrompu trois fois sans façon parce qu'elle n'en avait pas tout à fait fini avec la jeune femme de la SNCF. Bien sûr cette dernière ne verra aucun inconvénient à snober son public et si vous n'avez le réflexe de la rattraper par la manche,&amp;nbsp; elle vous tournera les talons et vous laissera en plan avec votre question.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais à la fin, tout rentre dans l'ordre et vous quittez Paris à l'heure où vous auriez dû arriver à Metz. Mais pourquoi donc aller au théâtre à Metz ? La ville ayant tout misé sur la programmation musicale avec l'acoustique exceptionnelle de l'Arsenal, le théâtre y est plutôt indigent. C'est oublier que Metz est une ville qui a aussi fourni son lot d'auteurs dramatiques ces dernières années avec Philippe Minyana, Jean-Paul Wenzel et surtout Bernard-Marie Koltès. Et c'est justement pour commémorer les vingt ans de la disparition du dernier que l'opéra-théâtre a organisé &quot;l'intégrale Koltès&quot; qui s'achevait hier avec &lt;i&gt;Roberto Zucco.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La mise en scène de Christophe Perton pour le CDN de Valence aura au moins eu le mérite de secouer un public messin très conservateur, si conservateur même que je ne pensais même plus qu'on en trouvait de ce genre-là. Un public impatient qui n'aime pas qu'on le fasse attendre et qui exige qu'on use avec lui des conventions les plus traditionnelles du théâtre comme un signe de respect. A vrai dire, Christophe Perton est bien loin de le brutaliser, son public, mais c'était déjà trop semble-t-il. Enfin, laissons là les Messins et retournons à la pièce.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/00/00/2067681305.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/00/00/870158420.jpg&quot; id=&quot;media-414674&quot; alt=&quot;Zucco.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-414674&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une fois de plus, on nous sert la ficelle du théâtre dans le théâtre. Bien sûr, le dispositif est mené avec finesse et sert parfaitement le texte de Koltès, bien sûr chez Perton, on est plutôt tenté d'y voir de l'honnêteté mais il n'empêche qu'au bout d'un moment, on aimerait aussi que les théâtreux arrêtent de se regarder perpétuellement le nombril pour qu'ils se posent un instant la question bêtassouille de savoir, qui plus est pour une pièce inspirée d'un fait divers, ce qui resterait du théâtre sans le monde autour. De fait, ce n'est pas non plus sans incidence sur le jeu des comédiens qui semblent parfois être plus portés par le texte de Koltès qu'ils ne portent eux-mêmes le texte. Il n'y a pas de place pour une pseudo-sacralité du texte sans l'humain qui se déploie finement pour lui donner son sens. Au final, si la performance d'Olivier Werner en Zucco est bien remarquable, si les comédiens sont tous bons, ils ne jouent malheureusement pas tous _et c'est pourtant essentiel_ la même partition d'où des chevauchements et souvent une impression d'inaboutissement. Le meilleur exemple en est très certainement le trio formé par la Gamine (Agathe le Bourdonnec), l'Otage (Christine Gagnieux) et l'Enfant (Simon Perton). La Gamine et l'Otage sont les deux femmes pour lesquelles la rencontre de Zucco va agir comme un révélateur. C'est grâce à lui qu'elles trouvent la force, ou l'excuse, pour se dégager des pesanteurs sociales et familiales. De l'ado à la femme mûre, Zucco aime toutes les femmes et fait figure de gourou pour celles qui sont dignes de se mesurer à lui. D'une telle expérience radicale, on ne ressort pas indemne et c'est ce dont rend bien compte l'interprétation de Christine Gagnieux. Dès lors, il est dommage que son pendant, la Gamine, ne connaisse pas une évolution similaire. Agathe le Bourdonnec est sans aucun doute touchante par sa vivacité et ses airs mutins mais en restant tout au long de la pièce dans une représentation très stéréotypée de l'adolescence, elle ne parvient pas à en devenir bouleversante. Elle manque alors le personnage et empiète du même coup sur le rôle plus abstrait de l'Enfant et c'est ainsi que le trio s'effondre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Peut-être faut-il imputer ce manque d'harmonie chorale des comédiens à la précipitation qui semble avoir affecté l'unique représentation messine. J'ai regretté cependant que cela m'ait souvent empêché d'entendre un texte qui perdait ainsi de sa force. J'en garderai néanmoins quelques beaux moments comme l'interprétation de Pierre Baillot en vieillard du métro ou encore le final d'Olivier Werner.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Souhaitons donc plus de chance et un public plus avenant aux représentations genevoises à venir.&lt;/p&gt;
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<title>Apocalypse démographique</title>
<link>http://vialation.blogspirit.com/archive/2009/09/28/apocalypse-demographique.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Vialation)</author>
<category>Fatum</category>
<pubDate>Sun, 27 Sep 2009 12:01:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Regarder les courbes d'audience ascendantes d'&lt;i&gt;Apocalypse&lt;/i&gt;, la série documentaire de France 2 sur la Deuxième Guerre mondiale, ça fait peur et ça équivaut à un constat : l'inversion de la pyramide des âges, on est en plein dedans.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des images d'archive rassurantes, de l'histoire bataille, une historiographie dépassée depuis quarante ans qui traduit encore pleinement les fantasmes de la Guerre froide et tout ça, ça plaît. C'est gentil en plus, on aura pris soin de coloriser les images pour que les enfants des écoles puissent mieux apprécier.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au final, dans les lieux publics, les sonotones ne bruissent plus que de cela : &quot;Ca c'est de la télévision comme on l'aime, ma bonne dame !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au secours ! Ils vont bientôt nous ressortir Decaux et nous clôner Castelot. On n'en est vraiment pas loin puisque, forte de ce succès, la chaîne a déjà commandé une suite ! Faudra-t-il donc organiser une troisième guerre mondiale pour fournir les images d'archive ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bref, on pourra dire ce que l'on veut des docu-fictions, s'offusquer du relativisme historique de leurs producteurs, mais je préfère de loin débattre d'un programme qui prend des risques, aussi discutables soient-ils, plutôt que de dormir devant de la pseudo-histoire insipide.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/00/00/240719315.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/00/00/634598578.jpg&quot; id=&quot;media-404846&quot; alt=&quot;Apocalypse.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-404846&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Malheureusement, démographie oblige, on pourrait bien subir cela de plus en plus souvent. Nombre de nos anciens aiment en effet orner leurs vieux jours de souvenirs idéalisés où ils se donnent l'impression d'avoir été des héros et imaginent pouvoir donner des leçons de civisme aux petits jeunes tout en votant UMP.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Même l'idée de révolution a pris un coup de vieux : Alain Badiou est archaïquement maoïste et ce que l'on nous présente comme hautement subversif, le Comité Invisible, est situationniste. Avec tout cela, on finit par occulter un fait : si révolution il y a, elle sera avant tout générationnelle et, relativement aux rapports de force, la lutte risque d'être bien plus âpre qu'en 68.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors que le chômage des jeunes explose partout en Europe, un sociologue espagnol expliquait il y a quelques jours sur Arte que, rassurés par l'idée de pouvoir retourner vivre chez leurs parents, la plupart d'entre eux sont prêts à accepter de travailler en étant sous-payés. Pensons-y donc bien : derrière le sympathique syndrome de Tanguy se cache une oppression qui ne dit pas son nom et risque bien de nous transformer en génération sacrifiée.&lt;/p&gt;
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<title>La guerre de la sardine n'aura pas lieu</title>
<link>http://vialation.blogspirit.com/archive/2009/09/26/la-guerre-de-la-sardine-n-aura-pas-lieu.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Vialation)</author>
<category>Absurde</category>
<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 15:47:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avez-vous déjà reçu un Turballais alors qu'une Vendéenne vient de vous offrir des sardines millésimées de Saint-Gilles-Croix-de-Vie ? Autant le dire d'emblée, c'est une situation qu'il vaut mieux éviter sous peine de voir votre dîner se transfomer en conflit israëlo-palestinien.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La sardine millésimée de Saint-Gilles, ça a beau être un coup marketing, ça se veut être la rolls de la sardine. La preuve, chaque année, Delphine Cossais dessine une oeuvre originale pour orner les boîtes des fameuses sardines millésimées.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais qui est Delphine Cossais ? Comme vous l'explique la boîte :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Delphine Cossais est une jeune peintre autodidacte qui vit à Nantes dont l'univers artistique se peuple de créatures rousses aux chevelures en volutes impressionnantes, de filles rêveuses posant telles des princesses en robes colorées. L'imprimé, le motif et le stylisme ont une place essentielle dans son travail. Sa peinture exprime le plaisir, le bonheur partagé au travers d'une poésie très féminine. Elle expose régulièrement dans plusieurs galeries à Pont-Aven, l'île de Ré, Paris...&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Préparées avec le meilleur poisson de la saison, ces sardines millésimées se bonifieront avec le temps (jusqu'à 10 ans)&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/01/00/520292335.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/01/00/1187066942.jpg&quot; id=&quot;media-404347&quot; alt=&quot;6a00d835458e3653ef00e54f31b7298834-800wi.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-404347&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bref, la sardine millésimée, c'est du lourd ! Quel recours peut-il bien rester au Turballais dans de telles conditions ? En effet, le petit port breton est certes le premier port de pêche des Pays de la Loire et arbore toujours fièrement quatre sardines sur son blason, mais il ne possède plus aucune conserverie actuellement. Aussi, les sardines turballaises ne se consomment désormais que fraîches. Il vous faudra aller sur place, délaisser les plages surfaites de la Baule pour aller déguster la sardine turballaise avec vue sur le port.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/02/02/594805111.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://vialation.blogspirit.com/media/02/02/405801536.jpg&quot; id=&quot;media-404348&quot; alt=&quot;LA_TURBALLE-blason.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-404348&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Première approche du Turballais : &quot;Tu aurais au moins pu apporter des Croisicaises ! C'eût été plus acceptable que des sardines vendéennes !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Oui mais à Saint-Gilles, nous avons une confrérie de la sardine !&quot;, répondit la Vendéenne.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et là, la magie de l'art de Delphine Cossais opérant, le Turballais voulant prouver sa bonne foi, il finit par ouvrir une boîte du millésime 2005 et ce qui devait arriver arriva :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La Vendée, La Corrèze, le Pays Basque, La Lorraine et la Bretagne communièrent ensemble autour des sardines de Saint-Gilles !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il ne restait plus au Turballais qu'à rêver du jour où la conserverie de La Turballe ressusciterait, telle Inger Borgen se dressant à la fin d'&lt;i&gt;Ordet,&lt;/i&gt; il ne lui restait plus qu'à rêver du jour où il pourrait enfin être intronisé dans la confrérie de la sardine turballaise.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Précisons-le tout de même, pour une Lorraine, tout cela reste très abscon mais certains en font pourtant des spectacles : &lt;a href=&quot;http://www.sanka.fr/site/spectacles/l_affaire_sardines-sksspectacle&quot;&gt;&lt;i&gt;L'affaire Sardines&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; d'Erick Sanka tourne déjà depuis dix ans !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quoi qu'il en soit, la Convention de Paris du 25 septembre 2009 fera date dans l'histoire de la sardine et pourrait, sait-on jamais, valoir un prix Nobel de la Paix à notre Turballais.&lt;/p&gt;
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