20.08.2007
Pile ou face
Léopold était le troisième fils de l'impératrice Marie-Thérèse. Il est devenu Léopold II en succédant pour peu de temps à son frère Joseph. Mais en cinq ans, il a tout de même eu du pain sur la planche, étant donné que Joseph avait allumé le feu un peu partout. Pensez donc, un empereur qui vous supprime la moitié des jours fériés d'une année, qui vous impose le cercueil recyclable (cf celui de Mozart dans l'Amadeus de Milos Forman) et comptabilise le nombre de notes dans les opéras de Mozart, voilà qui pouvait difficilement faire beaucoup d'heureux.
Léopold a donc hérité de cette situation et, qui plus est, en 1790, d'une Révolution française toute fraîche. Ayant déjà fort à faire de son côté et ne se revendiquant point aussi belliqueux que Joseph, il fit poliment comprendre à sa soeurette de France, qui le harcelait de ses appels au secours, qu'elle se débrouille toute seule comme une grande.
Mais bien auparavant, Léopold s'était marié avec Marie-Louise, une infante d'Espagne avec qui il n'a pas chômé : seize enfants, aussi bien que maman.
En souvenir de ce mariage célèbré à Innsbruck en 1765, on a élevé un arc de triomphe.
La majeure partie de la famille s'était transportée dans le Tyrol pour l'occasion, à l'exception des petits derniers. Or, papa, l'empereur François Ier, a eu l'indélicatesse de mourir en plein pendant les festivités ; une crise cardiaque à cinquante-sept ans. Il nous en reste une image traditionnelle, digne d'un soap-opera, de ses adieux à la petite Maria Antonia, une chapelle à la Hofburg d'Innsbruck construite dans la chambre où il a expiré et un arc de triomphe légèrement modifié : d'un côté le mariage, de l'autre le décès de papa.
21:45 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Léopold II, Innsbruck, François Ier, Habsbourg



