06.11.2009

Novembre, avenue Daumesnil

Les frimas de novembre et le changement d'horaire sont parvenus à mettre un terme à une activité frénétique et à mon envie de déplacer des montagnes.

Que faire dans ce cas ? Pas grand chose, attendre que l'hiver se passe et remonter l'avenue Daumesnil. En effet, ce n'est pas dans le bois de Vincennes tout proche que vous trouverez la maison de sucreries d'Hansel et Gretel mais l'eau ne pourra que vous monter à la bouche en flânant de boutique en boutique.

Ca commence par la boulangerie Vandermeersch au 278. On peut rester sobre avec sa baguette Rétrodor ou bien se laisser tenter par le mille-feuille auquel Le Figaro vient d'attribuer le titre de meilleur mille-feuille parisien. Oui, les conseils gastronomiques du Figaro, c'est sans doute ce qu'il y a de mieux dans le journal.

On peut continuer, sur le trottoir d'en face par le petit traiteur italien qui fait de délicieuses aubergines farcies puis traverser, une fois encore, toujours en remontant, jusqu'à La Réserve des gourmets, une épicerie fine à se damner et avec un panneau qui vous annonce 10% sur les chocolats en ce moment, on ne peut pas résister. Il faut bien se remonter le moral comme on peut.

 

va-et-vient.jpg

Histoire de ne pas penser qu'à son ventre, on peut faire un détour, juste à côté, par l'église du Saint-Esprit. Si vous en restez à sa façade de briques rouges, impossible de deviner que c'est à Istanbul qu'elle va vous transporter mais une fois poussée la porte : surprise ! C'est très sombre mais quand votre regard se fait à l'obscurité, c'est bien une réplique de Sainte-Sophie en béton peint à fresque que vous découvrez.

Ressortez et traversez à nouveau, attirés que vous êtes par la vitrine toute illuminée du traiteur Festins. Les prix peuvent rebuter mais le coup d'oeil ne coûte rien. Continuez à remonter du même côté, vous avez presque atteint la place Félix Eboué mais vous n'êtes pas encore au bout de vos découvertes. De nouveaux gâteaux rivalisent de charme pour vous prendre dans leurs filets au numéro 203. Avec leur glaçage aux reflets dorés et leurs accessoires des grands jours, ils sont tous plus beaux les uns que les autres et ils sont tout aussi bons. Mais ne les mangez pas tout de suite. Réservez-vous un peu de place parce qu'il est grand temps de s'arrêter au bistrot le Va-et-Vient sur la place Félix Eboué. La formule du midi à 13,60 n'a pas que son prix pour atout. On se régale. Le chef se fait plaisir en cuisine, ça se sent et on découvre ses plats du jour originaux comme on ouvre les cases du calendrier de l'Avent. Attention toutefois, le Va-et-Vient, ça devient vite une drogue et, comme pour le calendrier, on voudrait pouvoir ouvrir une case tous les jours.

Bref, pour oser remonter l'avenue Daumesnil de la Porte Dorée à la place Félix Eboué, mieux vaut s'être offert auparavant quelques tours du lac Daumesnil en petite foulée.