25.10.2009
La saison des caténaires
Avec le retour de l'automne et surtout le début des vacances, on connaît désormais la chanson : les caténaires tombent sur les voies de chemin de fer. Eh oui, ça y est, l'ultra-gauche is back ! Un petit tour à Poitiers pour justifier Edvige 2, pardon, la création de bases de données et un beau capharnaüm à la gare de l'Est pour la Toussaint. Que de rebondissements ! Avec tout le mal qu'on se donne pour vous distraire avant les régionales, vous auriez quand même mauvaise grâce de vous en tenir à la seule affaire du prince Jean.
Bloquée à la gare de l'Est, j'ai donc pris la chose avec philosophie. Après tout, je le sais bien que je joue de malchance quand je me rends au théâtre en province, il n'y a qu'à se souvenir de l'OTAN en avril. Profitant de l'occasion pour observer le ballet des journalistes, je n'ai pas été déçue. Toutes ragaillardies à l'idée d'avoir leur quart d'heure de gloire, les jeunes femmes employées par la SNCF pour informer les voyageurs affichent un large sourire. En fait, ces mêmes voyageurs, elles ne les voient même plus tant elles sont occupées à se précipiter devant la moindre caméra pour annoncer fièrement que : non, décidément, elles savent faire face, elles ont déjà vu bien pire... Parfois, tout de même, un voyageur se fraye un chemin jusqu'à elles. Et non, hélas, ce n'est pas encore pour demander un autographe mais bien pour savoir si l'on sait quelque chose à propos des trains pour Metz. Armez-vous de patience toutefois, avant que vous n'ayez pu finir de formuler votre question, la journaliste vous aura interrompu trois fois sans façon parce qu'elle n'en avait pas tout à fait fini avec la jeune femme de la SNCF. Bien sûr cette dernière ne verra aucun inconvénient à snober son public et si vous n'avez le réflexe de la rattraper par la manche, elle vous tournera les talons et vous laissera en plan avec votre question.
Mais à la fin, tout rentre dans l'ordre et vous quittez Paris à l'heure où vous auriez dû arriver à Metz. Mais pourquoi donc aller au théâtre à Metz ? La ville ayant tout misé sur la programmation musicale avec l'acoustique exceptionnelle de l'Arsenal, le théâtre y est plutôt indigent. C'est oublier que Metz est une ville qui a aussi fourni son lot d'auteurs dramatiques ces dernières années avec Philippe Minyana, Jean-Paul Wenzel et surtout Bernard-Marie Koltès. Et c'est justement pour commémorer les vingt ans de la disparition du dernier que l'opéra-théâtre a organisé "l'intégrale Koltès" qui s'achevait hier avec Roberto Zucco.
La mise en scène de Christophe Perton pour le CDN de Valence aura au moins eu le mérite de secouer un public messin très conservateur, si conservateur même que je ne pensais même plus qu'on en trouvait de ce genre-là. Un public impatient qui n'aime pas qu'on le fasse attendre et qui exige qu'on use avec lui des conventions les plus traditionnelles du théâtre comme un signe de respect. A vrai dire, Christophe Perton est bien loin de le brutaliser, son public, mais c'était déjà trop semble-t-il. Enfin, laissons là les Messins et retournons à la pièce.
Une fois de plus, on nous sert la ficelle du théâtre dans le théâtre. Bien sûr, le dispositif est mené avec finesse et sert parfaitement le texte de Koltès, bien sûr chez Perton, on est plutôt tenté d'y voir de l'honnêteté mais il n'empêche qu'au bout d'un moment, on aimerait aussi que les théâtreux arrêtent de se regarder perpétuellement le nombril pour qu'ils se posent un instant la question bêtassouille de savoir, qui plus est pour une pièce inspirée d'un fait divers, ce qui resterait du théâtre sans le monde autour. De fait, ce n'est pas non plus sans incidence sur le jeu des comédiens qui semblent parfois être plus portés par le texte de Koltès qu'ils ne portent eux-mêmes le texte. Il n'y a pas de place pour une pseudo-sacralité du texte sans l'humain qui se déploie finement pour lui donner son sens. Au final, si la performance d'Olivier Werner en Zucco est bien remarquable, si les comédiens sont tous bons, ils ne jouent malheureusement pas tous _et c'est pourtant essentiel_ la même partition d'où des chevauchements et souvent une impression d'inaboutissement. Le meilleur exemple en est très certainement le trio formé par la Gamine (Agathe le Bourdonnec), l'Otage (Christine Gagnieux) et l'Enfant (Simon Perton). La Gamine et l'Otage sont les deux femmes pour lesquelles la rencontre de Zucco va agir comme un révélateur. C'est grâce à lui qu'elles trouvent la force, ou l'excuse, pour se dégager des pesanteurs sociales et familiales. De l'ado à la femme mûre, Zucco aime toutes les femmes et fait figure de gourou pour celles qui sont dignes de se mesurer à lui. D'une telle expérience radicale, on ne ressort pas indemne et c'est ce dont rend bien compte l'interprétation de Christine Gagnieux. Dès lors, il est dommage que son pendant, la Gamine, ne connaisse pas une évolution similaire. Agathe le Bourdonnec est sans aucun doute touchante par sa vivacité et ses airs mutins mais en restant tout au long de la pièce dans une représentation très stéréotypée de l'adolescence, elle ne parvient pas à en devenir bouleversante. Elle manque alors le personnage et empiète du même coup sur le rôle plus abstrait de l'Enfant et c'est ainsi que le trio s'effondre.
Peut-être faut-il imputer ce manque d'harmonie chorale des comédiens à la précipitation qui semble avoir affecté l'unique représentation messine. J'ai regretté cependant que cela m'ait souvent empêché d'entendre un texte qui perdait ainsi de sa force. J'en garderai néanmoins quelques beaux moments comme l'interprétation de Pierre Baillot en vieillard du métro ou encore le final d'Olivier Werner.
Souhaitons donc plus de chance et un public plus avenant aux représentations genevoises à venir.
11:30 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roberto zucco, christophe perton, metz, bernard-marie koltès
25.09.2009
Eloge de la folie mystique
En allant voir, Ordet, la pièce du Danois Kaj Munk, on peut choisir de s'arrêter exclusivement au propos religieux, le trouver ennuyeux et décider de partir assez rapidement.
On peut aussi y aller parce qu'on garde un souvenir ému du film de Dreyer et qu'on espère renouer avec ce sentiment.
De cette ambivalence sont probablement nées les nombreuses réticences auxquelles Arthur Nauzyciel s'est dans un premier temps heurté en proposant sa mise en scène. Puis finalement soutenu par Marie Darrieussecq pour la traduction et l'adaptation, Ordet s'est imposé au festival d'Avignon en 2008.
Aujourd'hui, la pièce est reprise dans le cadre du festival d'Automne à Paris, au théâtre du Rond-Point jusqu'au 10 octobre. Précisons-le tout de même, à la première scène, vous vous mettez à regretter les 2h30 pour lesquelles vous avez signé. Catherine Vuillez, en Inger Borgen, ne s'échappe jamais d'un formalisme froid qui relève du cliché du théâtre scandinave. Aussi, Inger n'étant jamais véritablement incarnée, la fameuse résurrection finale tombe à plat et confine au ridicule. Mais paradoxalement, ça n'est pas si gênant parce qu'on peut alors mieux se rendre compte qu'Ordet ne se résume pas à cette résurrection. Dans la mise en scène de Nauzyciel, c'est incontestablement Xavier Gallais en Johannes Borgen qui restera. L'expérience mystique d'Ordet, c'est bien son interprétation qui la permet. Faisant tomber toutes les barrières, terrassant le rationalisme qui vous fait afficher un sourire en coin à l'écoute des innombrables débats théologiques, il vous bouleverse littéralement et c'était là une expérience théâtrale que je n'avais plus vécue depuis bien longtemps.
Il a d'autant plus de mérite à la chose que rien n'est là pour l'aider. Outre, comme nous l'avons vu, qu'Inger n'est pas plus vivante après qu'avant la résurrection, le rôle de l'enfant est lui aussi totalement annihilé, réduit à un simple figurant mal à l'aise. Au lieu de s'efforcer d'apprivoiser son malaise, Nauzyciel s'est contenté de l'entériner en enregistrant tous les dialogues où intervient la petite Maren Borgen. C'est certes compliqué de travailler avec des enfants, ça demande du temps et l'enregistrement est sans conteste une sécurité mais, si bien balisé, le rôle perd tout son sens et peut-être eût-il mieux valu le supprimer tout simplement dans de telles conditions.
Ordet de Kaj Munk. Adapté par Marie Darrieussecq, mis en scène par Arthur Nauzyciel
Avec : Pascal Greggory, Jean-Marie Winling, Catherine Vuilliez, Christine Vézinet, Pierre Beaux, Xavier Gallais, Benoît Giros, Frédéric Pierrot, Laure Roldan de Montaud, Marc Toupence, Julia Camps de Medeiros, Marie et Loriane Conort.
10:07 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ordet, arthur nauzyciel, xavier gallais
03.04.2009
OTAN pour moi
Ah qu'elle était fine mon idée d’aller à Strasbourg le 1er et le 2 avril ! Juste avant le sommet de l’OTAN, on peut pas mieux tomber ! Remarquez, il y a pire, on peut aussi y aller en plein sommet : Strasbourg, ville morte. On ne parle que de ça en ville. Il y a ceux qui s’empressent de fuir avant la fermeture des gares et ceux qui n’auront d’autre choix que de se terrer chez eux. A ma décharge, tout s’est fait au dernier moment. Quel sale coup, on vérifie les jours et les horaires d’ouverture des musées, on réserve bien en avance ses billets de train et vingt-huit chefs d’Etat s’invitent dans votre dos mettant les services de sécurité internationaux sur les dents. Résultat : musées ouverts au compte-goûte quand ils ne sont pas fermés pour la semaine, tente de décontamination qui occupe toute la place Gutenberg et chemins balisés dans le centre ville. Pas moyen de faire dix pas sans croiser des CRS. D’ailleurs, la couleur est annoncée dès la gare de l’Est : destination Strasbourg c’est contrôle obligatoire sur le quai !
Au TNS, pas mieux : fermeture obligatoire du 2 au 5 avril. On aura eu chaud pour la représentation de La Cagnotte le 1er avril. Le Dieu du théâtre existe, ce jour-là il était avec moi et ce n’était pas un poisson d’avril. Et La Cagnotte par Julie Brochen, ça vous dédommage de tous les sommets de l’OTAN, ça devrait même pouvoir réconcilier avec Labiche tous les traumatisés de la version soporifique et insipide récemment diffusée sur France 2. Julie Brochen retrouve avec un plaisir non dissimulé la mise en scène et les principaux comédiens de la version de 1994. Le mieux est de la laisser parler :
« Le texte est incroyablement riche. C’est de la littérature, et poétique de surcroît, qui m’évoque l’univers de Buster Keaton. Dans le premier acte, les personnages sont à table en train de jouer aux cartes, et c’est tout. Et il faut tenir ça. Le premier acte était justement le plus dur à trouver. On s’est ensuite cassé les dents sur le dernier acte, tellement abstrait ! Puis, quand on commence à entrevoir les rouages de la mécanique infernale contenue dans le texte, on joue avec des rythmes qui sont aussi écrits. On se sent remontés comme des mécaniques… quelque chose nous prend au corps. »
Ses propos sont extraits du programme et on pourra passer sur les passages moins inspirés, notamment quand elle s’extasie sur l’ « analyse féroce et très drôle de la France et du caractère français » ou quand elle se lance dans la digression historique : « La défaite de Sedan a différé de 70 ans la promesse de la Révolution française. Il a fallu attendre la IIIe République. » La Commune, on comprendrait, la IIIe République, c'est plus discutable. Tout dépend à quelles promesses on pense.
Bon évidemment, depuis 1994, il y a tout de même quelques changements, de nouveaux visages, Antoine Gouy… Oui, je vous vois venir : elle va pas encore nous faire une note avec Antoine Gouy, ça devient une obsession sur ce blog ! Oui, mais c'est comme ça, c'est une phase comme vous aurez la phase Noiriel. Et puis, vous verrez dans quelques années si on n’en parlera pas. Ils sont plusieurs à le suivre attentivement depuis ses premières armes au conservatoire. Ses qualités tiennent finalement en peu de mots : il est aussi à l’aise dans le jeu que dans le chant tout en faisant ce qu’il veut de son corps, un comédien accompli pourrait-on dire. Il joint à cela une grande finesse d’analyse, probablement liée à son ouverture d’esprit et à sa curiosité naturelle, et travaille avec un enthousiasme d’autant plus grand qu’il le fait toujours par plaisir. Dans le rôle de Sylvain, il transforme le final de La Cagnotte en véritable feu d’artifice. Comme il a un cerveau et qu’il sait s’en servir, il est probable que ce ne sont pas le cinéma ou la télévision qui lui procureront ses meilleurs rôles, le théâtre offre encore (pour combien de temps ?) un véritable espace de liberté dans lequel il peut sincèrement s’épanouir. Mais on pourrait aussi noter le sadisme exquis de François Genty ou la Léonida très lyrique de Marie Desgranges. Ce serait donc dommage de se priver de cette superbe Cagnotte qui, en outre, n'oublie pas les intermèdes musicaux.
La Cagnotte, Théâtre National de Strasbourg, Hall Kablé, jusqu'au 13 mai 2009
Mise en scène de Julie Brochen, avec Christophe Bouisse, Marie Desgranges, Pierre Diot, Bernard Gabay, Flavien Gaudon, François Genty, Antoine Gouy, Vincent Leterme, Gildas Milin, Natacha Mircovich, Jean-Michel Portal, Jean-Christophe Quenon, Philippe Thibault.
12:18 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : otan, strasbourg, julie brochen, la cagnotte, tns
06.06.2008
Ricercar
12:06 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : François Tanguy, théâtre du Radeau
27.03.2008
Dans le miroir des Bonnes
12:45 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les Bonnes, Genet, Henry-Anne Eustache
28.01.2008
Cadet Roussel a trois saisons
Pour ceux qui seraient passés à côté, la troisième saison de La Tour, prends garde ! démarre le 10 février pour six représentations exceptionnelles.
A 15h30, les 10, 17 février et 9 mars
A 17h30, les 16, 23 et 30 mars 2008.
Résumé : La Tour, prends garde !, fresque historique décalée
Mettez une famille royale, des révolutionnaires et deux rigolos venus du futur dans une tour. Agitez-bien ! Que se passe-t-il ?
Automne 1792, Louis XVI et les siens sont emprisonnés dans la sinistre tour du Temple ; une vie de famille peu commune s'instaure alors, s'efforçant de revêtir des apparences de normalité mais rythmée, en résonance, par les événements de la Révolution et la disparition successive des membres de la famille.
Entre espoirs d'évasion et désir de vengeance, les enfants de Louis XVI se prennent d'affection pour leurs geôliers républicains. Comment imagine-t-on l'avenir entre quatre murs ? Comment construire sur un passé en ruines ?
Dans ce tableau tragique surviennent deux individus surgis du XXIème siècle...
Au théâtre des Deux rêves,
5 passage de Thionville
75019 PARIS
Tarif plein : 16 euros
Tarif réduit : 10 euros
Site web : http://latourprendsgarde.free.fr/
10:58 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, Madame Royale, Louis XVI, Marie-Antoinette, Louis XVII
25.11.2007
Et le texte ? Bordel !
Faut-il en conclure qu'on ne doit rien enseigner ? Non, parce que tout être est susceptible de progrès. Seulement je ne voudrais pas que la formation de l'acteur réponde à des critères de rentabilité, comme la plupart des domaines artistiques aujourd'hui. Ne nous donne-t-on pas à tout bout de champ, à nous autres metteurs en scènes, des leçons de "gestion"... Ne veut-on pas apprendre aux jeunes comédiens à être "naturels" pour mieux passer au cinéma ou à la télévision, pour être plus consensuels et faire davantage monter l'audimat ? Mais je me fiche, moi, du naturel, du consensus et de l'audimat ! Je ne cherche pas à rassurer. Je souhaite juste développer ce que ces apprentis acteurs portent en eux, ce qu'ils ont d'inexploré et de vierge." (Claude Régy)
01:29 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Régy, comédiens, auteur dramatique
11.10.2007
Dada au théâtre privé
Vitrac au théâtre Antoine en 2007, de quoi être rebuté au premier abord.
Un doute s'installe : serait-il possible que le théâtre Antoine ait décidé de renouer avec sa glorieuse époque ?
L'affiche nous prévient d'emblée, ce ne sera qu'une parenthèse : "100 représentations exceptionnelles".
Victor ou les enfants au pouvoir est LA pièce de Vitrac, celle que l'on représente presqu'exclusivement. Dada, d'autre part, restera bien contenu entre Alain Sachs à la mise en scène et Lorant Deutsch en tête d'affiche.
Il n'empêche, les grands théâtres privés semblaient totalement perdus pour de telles audaces tant ils se complaisaient dans le pur divertissement redoublé de noms vendeurs.
Si la mise en scène n'a rien de dépaysant pour les habitués _ elle s'inscrit dans la continuité du Fil à la patte d'Alain Sachs la saison dernière _ elle ne dessert néanmoins en rien le texte qui s'accommode relativement bien des affinités avec Feydeau.
On passe donc un bon moment, mais surtout, et cela devenait rare, c'est le théâtre, et non l'un de ses avatars sans saveur, qui prend place sur le plateau.
01:18 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vitrac, Lorant Deutsch
14.05.2007
Persona
Votre personnage est dans une situation désespérée mais, sans illusions, il y croit encore. Pour lui, vous savez puiser une énergie qui n'existait plus car vous, avec vos illusions, vous n'y croyiez plus.
D'autres, tout à leur déception, ne penseront pas à la France mais à son nouveau président ; ils n'auront jamais été plus effrayants.10:07 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : comédien, auteur, personnage
21.04.2007
Comme on passe en été le torrent sans danger
Ce n'est le fleuve tusque mais peut-être bien un long fleuve tranquille.
La Touraine s'était longtemps dérobée... Mais comment l'éviter quand un matin de Pâques un château se jette à votre figure ?
"Le château, les six enfants, la 806, les deux labradors et les chevaux. Rien ne manque au tableau." Les Le Quesnoy sont toutefois plus charmants quand ils ont conscience de jouer leur propre rôle.
Tout cela fera le plus grand bien à notre famille royale reconstituée : petit stage de maintien pour tout le monde.
La Tour, prends garde ! on tour cet été. Bientôt les dates !
22:35 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Touraine, théâtre, Le Quesnoy, château










