13.07.2008
Pau, une ville suédoise en Béarn
17:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pau, Béarn, Henri IV, Bernadotte, Suède
12.07.2008
Tarbes, ma ville est tellement de gauche...
Ah, le Béarn ! Pays du MoDem et des Bourbons par le détour de Jeanne d'Albret ! S'il doit y avoir un paradis sur terre, c'est nécessairement là qu'il se trouve ! Et tant pis si Maiki dit que les Béarnais sont des Basques dégénérés.
Cependant, avant de nous aventurer dans le Béarn, nous ferons escale en Bigorre voisine. Vous connaissez très certainement la Bigorre et sa mémé de Bagnères largement popularisée par les Guignols de l'info. Toutefois, nous réserverons Bagnères pour un autre séjour et nous contenterons de Tarbes, capitale historique de la Bigorre et patrie de tant de grands noms : Lautréamont, Théophile Gautier, Foch, Barère de Vieuzac (si, si celui que Burke surnommait "l'Anacréon de la guillotine" et qui présidait la Convention au moment du procès de Louis XVI), Yvette Horner, Charles Dantzig et, allez pour lui faire plaisir, c'est aussi la patrie d'Aurélien Molas, un grand nom du futur.
La liste, quoique non exhaustive, est assez impressionnante. Le vent de la réussite souffle-t-il à Tarbes ? A en juger par la ville elle-même, on pourrait se demander s'il ne s'agit pas plutôt d'une irrépressible envie de la fuir à tout prix en devenant quelqu'un. Parce que le problème c'est quand même qu'il n'y a plus que les noms pour être grands à Tarbes. Quand les Pyrénées retiennent les nuages au-dessus de la ville, que tout est triste et gris, c'est plus déprimant que la Moselle en hiver. La ville s'enfonce dans la morosité et la reconversion se fait attendre. Les immeubles affichent de lugubres panneaux : "à vendre", "à louer", la population vieillit et le dynamisme est à l'avenant.
On tente bien de réagir, un peu, et l'ouverture du Rexhotel, en 2006 le grand hôtel design de Tarbes, est une de ces tentatives. Malheureusement, tout ce qui est grand ne peut être que fantômatique ici. On se sent aussi confortablement installé au bar du Rexhotel que dans la vitrine d'un magasin Habitat. Le design rime ici avec passe-partout. Au menu : Starck et l'inévitable Louis ghost (en même temps, c'est un peu normal pour une ville fantôme). Bref, pour la singularité, on repassera. Mais soudain déboule à la réception un Julien Lepers tout en short et tongs. Ciel, on donne donc aussi dans le revenant ! Je devais apprendre plus tard que Tarbes participait ce soir-là à Intervilles et que ceci expliquait cela. M'est avis cependant que ce n'est pas Intervilles qui va suffire à revaloriser l'image de la ville. Devrait-on même en avoir besoin quand on a Théophile Gautier et Lautréamont ? Mais passons...
Tarbes, c'est amusant aussi car si les Fatals Picards ont chanté Mon père était tellement de gauche, les Tarbais, quant à eux, pourraient chanter Ma ville est tellement de gauche... que la droite s'appelle le PRG, qu'elle récupère les monuments célébrant la Révolution dont personne ne veut (Cf le monument 1792, place Jean Jaurès, devant l'hôtel de ville), que même la cathédrale est à gauche. En effet, quand on la visite, une chapelle semble plus récente et plus simplement aménagée. C'est probablement là qu'on célèbre les messes ordinaires. Un sorte de cube en pin fait office d'autel, le mur en arrière-plan est presque entièrement couvert par un rideau bariolé qu'on pourrait prendre pour un cache-misère. Mais si la curiosité vous y pousse, ce ne sont pas les résultats d'un dégât des eaux que vous trouverez derrière le rideau mais bien un autre autel en parfait état. A en juger par sa décoration chargée en fleurs de lys, il date très probablement de la Restauration et n'est certes pas de bien meilleur goût que le rideau qui le dissimule. Un autre indice permet de le dater : au-dessus de l'autel, gravé dans l'ardoise, on trouve le testament de Louis XVI.
13:35 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Tarbes, Bigorre
02.05.2008
Lost in translation
Bientôt la fin du périple européen pour post-partum théâtral. Vialation sera de retour très prochainement.
En attendant, ce dimanche, le Fil de l'histoire de France Inter diffusera Evariste Galois, des maths au mythe, une pièce radiophonique de Caroline de Kergariou. Mathématicienne de formation, l'auteur relève, depuis quelques temps déjà, le défi de faire connaître, en vingt-huit minutes et sous un angle inattendu, un personnage célèbre.
L'empathie de Caroline de Kergariou, qui se passionne pour chacun de ces personnages de la petite ou de la grande histoire, contribue pour beaucoup au succès de la formule.
Rendez-vous dimanche, à 13h30, sur France Inter.
22:58 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Evariste Galois, Caroline de Kergariou
20.04.2008
Quittez Sarkozy, trouvez...
Quelques mètres plus bas, même scène mais autre ambiance. La variété a laissé place aux discours et la foule est plus nombreuse sur la Piazza San Carlo. C'est la gauche qui tient compagnie à la statue d'Emmanuel-Philibert.
21:45 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique italienne, Turin, Marochetti






